Bonjour. Nous poursuivons l'étude des lois relatives au vol dans le chapitre sept du livre Brit Shalom. Me voici dans la section trois du chapitre sept.
Un des fondements de la société humaine est la sauvegarde de la propriété d'autrui. De là découle l'interdiction édictée par la Torah de voler le bien de son prochain. Comme nous l'avons vu, l'interdiction du vol doit avant tout être comprise selon la morale humaine universelle. Il ne s'agit pas d'un nouveau décret inventé par la Torah ; au contraire, après que les êtres humains aient déjà compris que voler est une mauvaise chose, la Torah l'ajoute comme commandement. C'est ce qui est écrit ici : de là découle l'interdiction que la Torah a imposé de ne pas voler son prochain.
Il est donc clair qu'il est interdit de voler son prochain. Mais qu'en est-il du vol à l'encontre du bien public ?
Par exemple, il existe des biens publics, ce qui rend le vol encore plus grave. Voler le bien public, qui relève de la section IV, est une faute particulièrement grave car elle affecte la multitude. Non seulement cela : si je vole mon ami, je sais à qui je dois rendre ce que j'ai pris. Mais si je vole le bien public, je ne sais pas à qui je dois le rendre. C'est pourquoi on dit généralement que celui qui vole le bien public doit utiliser la somme qu'il a volé pour les besoins publics, c'est-à-dire qu'il doit en faire bénéficier la communauté.
Nous avons ici la définition du vol. Section cinq : Toute appropriation d'un bien, du corps ou du terrain d'autrui contre sa volonté est englobée dans l'interdit du vol. Il existe le ḥamas, l'oshek et le geneivah (Brigandage, Oppression et Subtilisation).
Ḥamas – Se saisir d'un bien par la force en plein jour, comme arracher un objet des mains de quelqu'un. Par exemple, je vois une personne et je lui prends de force son argent, son portefeuille, ses vêtements. C'est ce qu'on appelle ḥamas.
Oshek – c'est plus subtil. Par exemple, lorsqu'une personne doit de l'argent : ne pas s'acquitter de ses dettes ou d'un travail que l'on doit à son prochain. Je te dois de l'argent et je ne te le donne pas. C'est ce qu'on appelle oshek (oppression).
Geneivah – dérober secrètement le bien de son prochain. En hébreu, nous avons deux mots différents : l'un pour le vol manifeste (gezel) et l'autre pour le vol à la dérobée (geneivah), comme lorsque j'entre dans la maison de mon ami sans qu'il s'en aperçoive ou le sache. Cela s'appelle geneivah.
Ce sont les trois principales interdictions dans les lois sur le vol.