Bonjour. Aujourd'hui, nous allons poursuivre notre importante étude du livre Brit Shalom, les lois des B'nei Noah, et nous sommes arrivés au chapitre sept. Il s'agit d'un chapitre très important, qui traite du commandement interdisant le vol.
Il est interdit de voler son prochain ; il est interdit de voler. La Torah dit ceci à la fois au peuple d'Israël et aux enfants de Noé : « Tu ne voleras point. »
Sur quoi repose cette loi ? Elle repose sur la notion de propriété, selon laquelle ce qu'une personne acquiert, la complétude de ses biens, fait partie intégrante de la plénitude humaine. Les animaux n'ont pas de propriété, mais les êtres humains en ont. À tel point que lorsque le Talmud souhaite déduire qu'il est interdit d'offrir en sacrifice un animal volé, il tire cette conclusion du mot adam (« homme ») utilisé en référence aux sacrifices : « Quand un homme (adam) parmi vous apporte une offrande... » Cela fait référence à Adam, le premier être humain. Tout comme Adam n'a pas apporté quelque chose de volé, car tout lui appartenait, de même, lorsque nous apportons une offrande à Dieu, elle ne doit pas provenir de biens volés.
Cela nous enseigne que l'intégrité de ses biens est un élément très important de la définition d'un être humain à part entière. C'est pourquoi j'ai également intitulé ce chapitre « Le respect de la propriété », c'est-à-dire le caractère indivisible des biens d'une personne. Il y a également un verset dans le livre du Lévitique : « Tu n'accableras point ton prochain, et tu ne commettras point de vol », chapitre 19 du Lévitique.
Je dirais que le fait de comprendre qu'il est interdit de voler relève de la morale universelle. Même sans la Torah, les B'nei Noah – les êtres humains en général – comprennent qu'il est important de ne pas voler. Mais la Torah ajoute que c'est également un commandement. Une personne qui s'abstient de voler, qui protège la propriété d'autrui, accomplit ainsi la volonté du Créateur et s'attache au Saint, béni soit-Il.
C'est pourquoi j'ai également apporté ici plusieurs enseignements moraux. Le paragraphe 1 stipule : « Les biens de ton prochain te seront aussi précieux que les tiens. » Cette expression se trouve dans la Mishna, dans Pirkei Avot. Tout comme vous chérissez vos propres biens, vous devez également chérir ceux de votre prochain.
Il existe également une déclaration très percutante de nos Sages : celui qui vole son prochain, ne serait ce que d'une peruta - d'une valeur minime, c'est comme s'il lui avait ôté la vie. En d'autres termes, vous lui avez effectivement retiré une partie de sa vie. Une personne est liée à ses biens, à ses possessions. Lorsque vous lui volez quelque chose, c'est comme si vous l'aviez, dans une certaine mesure, tué.