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17 Tamouz – message de réconfort de la destruction

 

Chalom à nos amis du monde entier,

 

Nous approchons du 17 tamouz, qui inaugure la période de trois semaines jusqu’au 9 av. Ces trois semaines sont dites « beyn hametsarim », à savoir une période de malheurs (tsarot), une période de passage étroit (tsar), une époque où surviennent tous les malheurs d’Israël. Le fait même que les malheurs se reproduisent aux mêmes jours a quelque chose de réconfortant. Ca signifie que même lorsque des malheurs frappent le peuple d’Israël ou le monde, c’est par Providence divine. Il y a une date aux malheurs. Ca nous console, car ça signifie que tous les malheurs servent un programme. Or s’il y a un programme, c’est que le monde a un maitre. S’il y a un maitre il y a de l’espoir, il y a où avancer. Ainsi, malgré toute la souffrance de cette période, nous sommes néanmoins emplis d’espoir et d’optimisme, propre au judaïsme à travers les générations.

 

Mais en fait, que s’est-il passé le 17 tamouz ?

La michna – la Loi orale – nous enseigne que cinq malheurs ont frappé nos ancêtres le 17 tamouz, et cinq autres malheurs se sont produits le 9 av. Cinq et cinq, comme chacun le sait, font dix. Le chiffre dix représente, selon la tradition juive, la plénitude. Le monde a été créé en dix paroles, il y a dix sephirot selon les sages de la kabbale, dix miracles ont été réalisés à nos ancêtres, dix commandements, dix plaies, dix miracles qui se déroulaient aux Temples, etc. Le chiffre dix représente donc la plénitude. Cela correspond aussi aux dix doigts de la main. Or les dix doigts ne sont dix que lorsqu’ils agissent ensemble. Lorsque les mains sont séparées l’une de l’autre, nous n’avons pas dix mais cinq et cinq. Dans un monde de dispersion, nous avons cinq événements le 17 tamouz et cinq autres le 9 av, qui ne sont pas reliés les uns aux autres. Les cinq choses qui se sont produites le 17 tamouz sont toutes des commencements. Les cinq choses qui se sont produites le 9 av sont toutes des fins. Voyons cela plus en détail.

 

Quelles sont les cinq malheurs du 17 tamouz ?

Il est dit ainsi : les tables de la Loi que Moïse a descendues du Sinaï ont été brisées, une brèche fut percée dans la muraille de Jérusalem, le sacrifice éternel fut annulé, Apostamos a brûlé la Thora, et une statue fut dressée dans le sanctuaire. Quelles sont ces cinq choses ? Essayons de comprendre en profondeur. Les tables, qui furent brisées le 17 tamouz, quelle est leur place, où sont-elles déposées ? Chacun le sait, les tables sont déposées dans l’arche sainte. Un coffre en bois enveloppé d’or sur lequel se trouvent les chérubins, que nous avons été ordonnés de déposer dans la pièce la plus intérieure du Temple. C’est là que se trouvent les tables, autant les secondes qui sont restées intactes que les morceaux des premières. Tout cela se trouve dans le Saint des Saints.

 

Qu’est-ce que cela vient nous enseigner ?

Que même dans le point le plus intérieur de la sainteté peut se trouver quelque chose de brisé. La faille fait partie du plan du Créateur. Il y a des crises, et les crises font aussi partie de la volonté d’ensemble de Celui qui a créé le monde. Ainsi, lorsque nous voyons des crises, nous ne nous brisons pas, car nous savions d’emblée que c’était possible. La racine de ce phénomène se trouve dans le Saint des Saints.

La seconde brisure est celle du sacrifice éternel. Le sacrifice éternel a été annulé dans le Temple. Où ce sacrifice est-il apporté ? Il est sacrifié sur l’autel. L’autel se situe plus à l’extérieur, il est dans la cour du Temple. Mais toujours dans le Temple.

Le troisième malheur est que fut percée une brèche dans la muraille de Jérusalem. La muraille de Jérusalem est encore plus extérieure. Nous voyons donc que les malheurs agissent en vagues concentriques. Le point de départ est situé tout à l’intérieur, dans le Saint des Saints, la brèche passe à l’autel, puis à Jérusalem.

Le quatrième malheur est qu’Apostamos a brûlé la Thora. Qui est Apostamos ? De plusieurs sources historiques, il s’avère qu’Apostamos était ce même soldat romain qui a brûlé un rouleau de la Thora à Beit ‘Horon près de Jérusalem, qui a entraîné le début de la révolte des juifs contre les romains qui a amené la destruction de la terre d’Israël dans son intégralité. Nous voyons ainsi que l’acte d’Apostamos n’est pas un acte local de brûlement d’un simple rouleau de Thora, il s’agit de la mise à feu de toute la terre d’Israël. Nous avançons donc. Du Temple, à travers la cour du sacrifice éternel, Jérusalem jusqu’à la eretz Israël.

Et quel est le cinquième malheur ? Qu’une statue a été dressée dans le sanctuaire. De quel sanctuaire s’agit-il ? S’il s’agit du sanctuaire du Temple, nous l’avons depuis longtemps quitté et sommes passés à la terre d’Israël. Il semble donc que la michna suggère qu’il s’agit du sanctuaire du Saint béni soit-Il, le monde entier. Le monde entier est le sanctuaire de l’Eternel. Et que s’est-il passé dans ce sanctuaire ? Une statue y a été déposée. Une compétition à la foi juive – une foi alternative qui se prétend continuation de la tradition de la Bible, le christianisme, qui est comme l’insertion d’une statue dans le sanctuaire de l’Eternel. Tout cela est lié au 17 tamouz.

 

Mais nous avons la promesse que ces crises seront, finalement, pour le bien.

Je veux rappeler, par une guematria (science des nombres), que le mot « tov », qui signifie « bien », possède une valeur numérique de 17. Le 17 tamouz est donc le bon du mois de tamouz. Car la destruction fait partie de la construction. C’est à l’aide des crises que nous nous construisons.

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A propos de Rav Oury Cherki

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Rav Oury Cherki est né en Algérie en 1959. Il a grandi en France et fit son Alyah en 1972. Etudes a la yechiva du Merkaz Harav. Rabbin. Service a Tzahal dans l'artillerie. Il a étudié auprès du Rav Tzvi Yehouda Kook, du Rav Leon Yehouda Ashkenazi (Manitou), et du Rav Shlomo Benyamin Achlag. Rav Oury Cherki dirige le département israélien du Machon Meïr, et le Centre Noahide Mondial - Brit Olam. Il enseigne dans de nombreux endroits à travers le pays. Il dirige la communauté "Beth Yehouda" à Kiryat Moshé (Jérusalem). Auteur de nombreux ouvrages de pensée juive.

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