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Pourquoi respecter les sept lois de Noé ?

Les sept commandements de Noé sont le fondement de l’Enseignement Noachide. Selon les différentes sources, aussi bien bibliques que talmudiques, ces commandements correspondent au minimum indispensable pour appartenir à l’humanité évoluée et entretenir une relation d’ordre spirituel, moral et religieux avec le peuple d’Israël. L’acceptation de ces sept commandements est ainsi le minimum requis pour appartenir au statut de Noachide (prononcé noakide) ou fils de Noé (dit bèn noa’h en hébreu), à savoir celui qui a accepté la Loi Universelle.

Morale universelle

Cette loi est constituée de sept commandements. Ce terme indique que la Volonté du Créateur est que ces commandements soient respectés. Or en observant la liste de ces commandements, on constate qu’ils font tous déjà partie de la morale naturelle !

Les interdictions de l’homicide, du blasphème, de la débauche, du vol, de l’idolâtrie et de la cruauté envers les animaux ainsi que la nécessité d’avoir des tribunaux sont toutes des valeurs universelles qui ne sont pas recommandées que par la Thora d’Israël – elles le sont tout autant par la morale en général et sont acceptées dans presque toutes les civilisations !

Adhésion au Créateur

Ce qui fait la particularité de l’enseignement de la Thora est que ces actions sont considérées comme des commandements divins. C’est-à-dire que lorsqu’on s’abstient par exemple de tuer en ayant à l’esprit que c’est le Créateur du Monde qui l’exige, alors on n’accomplit pas seulement un acte moral, on accède également à l’adhésion au Créateur du Monde! Le fait même de considérer que la volonté du Créateur s’identifie à la morale naturelle permet la béatitude, une adhésion totale et entière au Créateur.

Relation avec Dieu, son prochain et soi-même

Ces sept commandements peuvent être classés de différentes manières. Ils peuvent être classés par deux ou par trois, avec un septième commandement à part. La première classification concerne l’individu à tous les niveaux:

  1. Idolâtrie et blasphème: la relation envers Dieu. Il ne faut pas rendre de culte à tout être autre que le Créateur, et il est interdit évidemment aussi de Le blasphémer, ce qui est une obligation morale.
  2. Homicide et vol: la relation envers son prochain. L’homicide est un vol de la vie d’autrui, alors que le vol concerne ses biens. Comme pour le premier couple, l’un est plus grave, l’autre sa dérivée.
  3. Débauche et consommation de chair vivante: la relation envers soi-même – toutes deux dénotent la bestialité de la personne. Ce que l’on veut ôter à l’individu c’est l’identification absolue avec l’animal qui se trouve en nous. C’est pour cette raison qu’il est indispensable de poser des limites et des restrictions à la vie sexuelle. La sexualité en soi n’est pas un mal. Au contraire, puisqu’elle permet de donner la vie, elle est même positive, à condition d’être utilisée comme il faut. Il en est de même pour la consommation de nourriture. Manger est une nécessité, mais il y a différentes manières de manger.
  4. A ces trois couples s’ajoute un cadre général, le tribunal. Le tribunal est fondamentalement institué pour juger l’application de ces six interdictions.

Réparation des pêchés à la racine de l’humanité

La seconde manière de diviser les sept commandements est, elle, plus profonde et touche à la racine même de l’humanité. En effet, selon la tradition kabbalistique, le premier homme, adame harishone, a été coupable de trois grandes fautes de façon originelle, même s’il ne les a pas réellement commises sous cette forme: idolâtrie, homicide et débauche. C’est ainsi que l’humanité est tombée dans ces trois pêchés et il a fallu les trois patriarches d’Israël pour venir restituer la morale originelle. Abraham contre l’idolâtrie, Isaac contre l’homicide et Jacob contre la débauche. Les trois autres commandements sont des dérivées des premiers. Ces dérivées se retrouvent chez nos trois maîtres, Moïse, Aaron et Joseph. Moïse a puni le blasphème, Aaron le vol et Joseph a lutté contre le pêché de la cruauté envers les animaux. Finalement, le roi David a institué l’État hébreu qui a permis de juger.

Conclusion

En résumé, nous voyons qu’au sein de la communauté d’Israël a été élaborée toute une législation – qui nécessiterait d’être approfondie – permettant d’intégrer ces valeurs en tant que commandements de Dieu, et ce afin d’accéder à la béatitude, l’adhésion totale envers le Créateur.

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