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FAQ Noachide – Cruauté envers les poissons

Différence entre les animaux et les poissons dans l’interdit de chair vivante et réflexion sur nos actes quotidiens…

Question: Bonjour, pour quelle raison cela [l’interdit de chair vivante] ne compte-t-il pas pour les poissons ? C’est interpellant parce qu’effectivement on voir circuler sur le net des vidéos de restaurants à sushis au Japon, dans lesquels la chair de poisson découpée tremble encore, car elle n’a pas consommé la totalité de son “énergie” interne (ATP).

Réponse : Selon la juive, après l’abattage d’un animal tel un bœuf, un mouton ou encore un poulet, celui-ci continue à bouger, parfois quelques minutes. Bien que n’étant alors plus formellement vivant, il continue à manifester la vie. Est-ce que la chair d’un tel animal a le droit d’être consommée ?

La Thora fait là une distinction entre les juifs et les noachides. Pour un noachide, il est interdit de consommer d’un animal, même s’il a été abattu, tant qu’il tremble encore. A la différence du juif qui, même si l’animal tremble encore, peut (en principe, bien que cela ne se pratique pas) le consommer.

La raison à cela est que les lois d’Israël sont fixées en fonction de la sainteté absolue, formelle, l’abattage autorisant donc la bête immédiatement, alors que pour les noachides on suit les lois de la nature. Or la nature indiquant que la bête bouge encore, elle ne peut être consommée. Cette introduction permet de comprendre votre malaise quant à la vue de poissons qui tremblent encore après avoir été abattus.

En pratique, si l’animal que l’on vous présente était un animal à sang chaud, un animal terrestre telle la vache, le bœuf, le poulet ou le mouton, dans ce cas vous auriez raison de refuser une telle chair. Mais en ce qui concerne les poissons, ceux-ci sont considérés comme étant à un état de vie primitif et n’ont pas véritablement de passage de la vie à la mort, uniquement leur consommation.

Néanmoins, votre souci moral par rapport au sushi est tout à fait louable, ceci fait partie de votre sensibilité morale. Mais ce n’est pas un critère suffisant pour rendre cela interdit par la loi.

Complément : considérations de moralité

De manière générale, il faut comprendre que les interdits de la loi sont des minima et non des maxima.

Seconde considération d’ordre général. Dans la loi juive, les actes peuvent être subdivisés en deux catégories : ce qui est permis et ce qui est interdit.

Or dans le domaine noachide, les catégories sont plus nombreuses. Il y a :

  • l’interdit
  • le souhaitable
  • le permis

Or le souhaitable est d’une certaine manière l’essentiel de la civilisation humaine. Car si les sept commandements noachides sont certainement des points critiques de la moralité humaine, mais il y a une expectative de la part du Créateur du Monde que les nations s’inspirent de ces commandements et fassent plus que ce minimum.

Si nous prenons l’exemple de l’inceste, la loi noachide n’interdit pas pour le ben noa’h le manque de pudeur – se promener en bikini voire le nudisme. Cela ne fait pas partie des sept lois noachides, mais cela est implicite. Le fait même de la moralité sexuelle qui est demandée aux hommes implique de s’imposer des barrières et des restrictions qui sont souvent en vigueur chez les nations.

Il serait absolument scandaleux qu’une personne passée de l’idolâtrie au noachisme se permette de régresser moralement sous prétexte que cela n’est pas sanctionné par la Thora.

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