Epitre au Yémen

Q: Mohammed était il prophète, ayant ramené la foi du Dieu Un? La foi en Dieu passe-t-elle par Israël?

 

Q: Tout d’abord , merci d’avoir répondu à ma question précédemment posée.

Ma seconde question porte sur ce que j’ai lu récemment d’assez intéressant : il existe un Sage du Yémen “Nathanel el Fayoummi” qui à la même époque que Maïmonide , a affirmé que Mohamed pouvait effectivement être considéré comme Prophète au regard d’un ensemble de critère dont le plus important , celui d’avoir ramené la foi du D. Un Sans associés quelconque. Qu’en pensez-vous?

Je rebondirais sur un autre point: d’un point de vu halakhite , qu’est-ce qui est le plus important ? Croire au D. Unique , Miséricordieux (etc…) ou reconnaitre Ham Isra’el comme Peuple prêtre et donc être de manière authentique un “Bnei Noach”? Je vous remercie Rav de l’attention portée.

R: Ce que rabbi Nethanel Fayyoumi affirme est que le critère qui pourrait agréer Mohamed est la suppression du point qui le disqualifie aux yeux de la tradition d’Israël, à savoir l’affirmation selon laquelle la Thora a été abrogée, et que par conséquent le monde entier, les juifs y compris, est appelé a accepter l’Islam.

Rabbi Nethanel propose une lecture du Coran différente de celle de l’orthodoxie islamique, selon laquelle Mohamed n’a pas déclaré l’abrogation de la Thora, mais se considérait seulement comme le délégué du Dieu d’Israël pour les arabes. Si cette interprétation semble effectivement correspondre à la doctrine professée par Mohamed à la Mecque, elle semble plus difficile à accorder avec la doctrine de Médine, en supposant qu’elle ait été transmise sans interpolations.

Pour l’autre point:

La halakha insiste sur le rejet de l’idolâtrie pour les noachides et ne compte pas la foi positive en Dieu au nombre des commandements. Celle-ci est implicite, et il est certainement préférable qu’elle ne soit pas formulée sous forme de dogme, ce qui entrainerait le risque d’une déformation paganisante de l’Idée de Dieu.

En effet, le christianisme a déformé l’Idée de Dieu au point de tomber dans l’idolâtrie. Quant à l’Islam, même s’il a réussi à s’éloigner du paganisme, il a donné la primauté à une des manifestations de Dieu – la Sagesse et sa dérivée: la Rigueur – au détriment des autres valeurs, ce qui est une rupture de l’Unité des valeurs, voulue par le Dieu des prophètes d’Israël.

Reconnaitre le ‘Am Israël comme lieu de jugement des spiritualités sauve la limpidité de la Foi, en déchargeant les nations de la nécessité de définir la relation à Dieu, en la confiant au peuple-prêtre, organe vivant de la Parole de Dieu.

 

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