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FAQ Noachide – Sources pour autoriser ou interdire la pratique du Chabbat aux Bné Noa’h

L’étude de la Torah et le Shabbath sont-ils autorisés au Ben Noah?

Question:

Shalom Rav
J’ai lu dans le Michné Torah du Rambam que lorsqu’on parle d’autoriser un ben noah à pratiquer d’autres commandement, il y a une petite étoile a côté et il y est mentionné “sauf l’étude de la Torah et le Shabbath”. Donc j’imagine que certains décisionnaires ne sont pas du même avis que le Hatam Sofer ? Il y aurait une ma’hloket a ce sujet ?

Cela justifierai l’avis de certains rabbanim qui disent clairement que c’est interdit.

Si c’est bien une ma’hloket, quel est l’aspect sur lequel ils débattent ? Je ne veux pas vous faire perdre votre temps car j’imagine qu’il peut y en avoir long à dire. Mais il serait bon pour nous de comprendre l’avis des rabbanim opposés si il y en a.

Et si il n’y a pas de ma’hloket, alors d’où vient cet avis ?

Merci cher Rav pour le temps que vous nous consacrez.

Réponse :

Je ne sais pas dans quelle édition la petite étoile a été ajoutée. Quoi qu’il en soit, le ‘Hatam Sofer ne lit pas le Rambam de cette manière. Pour lui le Rambam autorise l’étude de la Torah et l’accomplissement du Chabbat à un Ben Noa’h en règle.

Mettons un peu d’ordre dans les sources :

Un texte des Tossafot dit explicitement qu’un Ben Noa’h, même un Guer Tochav, n’aurait pas le droit d’accomplir le Chabbat (TB Yévamot 48b). Cet avis est la base essentielle de ceux qui s’opposent à notre opinion.

Selon le Rambam, c’est au contraire autorisé, suivant la lecture du ‘Hatam Sofer, qui fait la distinction entre le Goy et le Ben Noa’h, tel qu’il semble ressortir du texte du Rambam (Lois des Rois ch.10, al. 9-10).

Certains ne sont pas d’accord avec le ‘Hatam Sofer dans sa lecture du Rambam, et pensent que même le Rambam interdit le Chabbat et l’étude de la Thora à un Ben Noa’h, ce qui de notre point de vue ne semble pas être l’opinion du Rambam. Surtout si nous nous basons sur un autre texte du Rambam, dans son commentaire de la Michna, dans lequel il dit que les actions des nations, même si elles ne sont pas obligatoires, ont un sens. Ce qui explique que l’on accepte la dîme d’un non-juif alors qu’il n’a pas la Mistsva de la prélever.

On peut donc dire que le problème fondamental est de savoir si l’on adopte l’opinion des Tossafot ou l’opinion du ‘Hatam Sofer.

Il n’y a, pour l’heure, pas le moyen de trancher de manière absolue, étant donné que n’a pas encore été fondée d’autorité centrale du judaïsme, ce que l’on appelle le Sanhédrin. Le jour où il y aura un Sanhédrin, le problème sera tranché.

Quoi qu’il en soit, il est une règle explicite chez nos maîtres, que s’il n’y a pas de source explicite qui interdit quelque chose dans le Talmud, on a tout à fait le droit de se baser sur l’opinion qui autorise.

 

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