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La vie en communauté

Dieu juge l’ensemble de la communauté comme si elle n’était qu’une seule personne…

Alors que nous vivons aujourd’hui dans un monde extrêmement individualiste où chacun vit sa vie pour soi, où même la famille est éclatée, il est parfois utile, voire nécessaire, d’aborder le sujet de la vie en communauté.

La vie en communauté – la clé de la survie
La vie en communauté a été le secret de la survie d’Israël pendant tout le temps de son exil. Alors qu’il était persécuté par les nations et que même sa survie était aléatoire, le peuple juif a connu un mode de vie qui lui a permis de vivre, en petit microcosme, un résidu de la vie de l’état que les hébreux avaient connu à l’époque des royaumes de Judas et d’Israël.

Se lier à Dieu en communauté
La communauté, à l’origine, était même un corps quasi politique. La communauté par exemple levait les impôts ou recrutait des hommes pour différentes charges voulues par le pouvoir. De manière plus générale, c’est la vie en communauté qui a créé un mode d’approche, aussi bien de la vie humaine que de Dieu, particulier au judaïsme. Cette structure a été par la suite reproduite par les paroisses ou les communautés religieuses de toutes sortes.

Etre noachide… en communauté !
C’est également cette structure qui peut servir de modèle à ceux qui seraient intéressés à vivre une vie noachide, une vie à la lumière de l’enseignement d’Israël, sans pour autant rentrer dans la communauté d’Israël par la voie de la conversion.
L’on se rend compte aujourd’hui que, souvent, des personnes isolées de tout bord ont pris conscience de la nécessité de se libérer du paganisme, de rencontrer l’enseignement d’Israël. Toutefois, chacun le fait à titre individuel alors qu’en réalité il est beaucoup plus puissant et rassurant de vivre tout cela en vie communautaire.

La génération internet Il fut une époque où, pour créer une communauté, il fallait un certain nombre de personnes vivant dans le même endroit, le même village voire le même quartier. Aujourd’hui, nous avons une chance extraordinaire. Grâce à internet, il est tout à fait envisageable de créer une communauté de gens ne se connaissant qu’à travers les moyens virtuels et électroniques. Quoique de temps en temps il serait bon et utile de faire aussi des rencontres vivantes, et non seulement par le biais de l’ordinateur.

Qu’est-ce que la vie en communauté?
Vivre en communauté signifie avant tout se connaître l’un l’autre. S’entraider. S’intéresser au sort du prochain et donner une place à chacun des éléments de la vie humaine. Car tant que l’on parle uniquement de l’adhésion à Dieu par les moyens de l’intellect ou de la religion, cette adhésion se limite à quelques initiés seulement. A des érudits qui ne feraient que ça. Mais ces gens là ne représentent pas toute la société! La société humaine est toujours composée de tout: de jeunes et de vieillards, d’hommes et de femmes, de riches et de pauvres, de gens plus et moins intelligents. La vie communautaire donne à chacun un sens, tout le monde participe à quelque chose, que ce soit à travers des activités pour les jeunes, des rencontres et ateliers pour les femmes, des activités pour les vieillards, des cercles d’étude et les cercles de prière en commun.

La prière en commun
La vie communautaire culmine dans la prière en commun. La prière en commun est très différente de la prière individuelle. Dans la prière individuelle, l’individu rencontre, en quelque sorte, son être le plus profond. Or, tant qu’il ne fait pas participer d’autres personnes, il ne peut que rester dans son imperfection. La prière en commun, quant à elle, permet à chacun d’amener quelque chose à l’autre. L’on peut alors concevoir en quelque sorte que Dieu juge l’ensemble de la communauté comme si elle n’était qu’une seule personne. Ainsi, lorsque chacun contribue ses perfections plus que ses imperfections, il en découle que la personne collective ainsi jugée est pure et juste. La prière peut alors être exaucée.

Usages et coutumes – véhicules de transmission au long terme
De plus, à travers la vie en commun et le culte de Dieu en commun se fondent, petit à petit des habitudes, des usages et coutumes qui donnent un cachet particulier à la vie de chacun. C’est parfois le simple souvenir des usages et coutumes, plus que les commandements formels, qui permet la pérennité des enseignements de génération en génération. Souvent des enfants juifs se sentent liés à la communauté d’Israël et au peuple d’Israël tout entier à travers de petits usages, quelques coutumes qu’ils ont adoptées dans le cadre familial ou dans le cercle de la communauté. L’on peut voir dans la communauté se créer une sorte de cellule qui permet de vivre ensemble, de manière heureuse et harmonieuse, face à l’hostilité ou l’étrangeté du monde extérieur.

Votre contribution
Il serait donc intéressant d’élaborer, avec votre collaboration, le style de la communauté tel qu’il a été connu chez les hébreux et voir comment ce modèle pourrait être importé chez les nations au point de transformer la société toute entière.

Votre destin est entre vos mains!

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A propos de Rav Oury Cherki

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Rav Oury Cherki est né en Algérie en 1959. Il a grandi en France et fit son Alyah en 1972. Etudes a la yechiva du Merkaz Harav. Rabbin. Service a Tzahal dans l'artillerie. Il a étudié auprès du Rav Tzvi Yehouda Kook, du Rav Leon Yehouda Ashkenazi (Manitou), et du Rav Shlomo Benyamin Achlag. Rav Oury Cherki dirige le département israélien du Machon Meïr, et le Centre Noahide Mondial - Brit Olam. Il enseigne dans de nombreux endroits à travers le pays. Il dirige la communauté "Beth Yehouda" à Kiryat Moshé (Jérusalem). Auteur de nombreux ouvrages de pensée juive.

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