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Le message universel de la Paracha – Mois d’Eloul – renouvellement de la volonté

Mois d’Eloul – renouvellement de la volonté

Rav Yoël Benharrouche

En général, l’arrivée du mois d’Elloul, le mois de la Techouva, est accompagnée d’un sentiment de constriction et de tristesse. Comme si la notion de Techouva impliquait nécessairement des sentiments de frustration, de pesanteur et de culpabilité.

C’est l’occasion de nous remémorer quelques principes que nous a transmit le rav Kook dans ses notes.

Lorsqu’on enseigne aux individus la soumission devant Dieu, mais on omet de leur enseigner la grandeur divine, on porte atteinte à leur âme, car on leur apprend à vivre une vie de soumission et d’humiliation. (1er dossier, note 870)

A la note 671 il ajoute: Lorsque l’individu fait Techouva par amour, il doit se pardonner toutes ses fautes, suivant le principe qu’il faut apaiser son prochain pour les fautes commises envers lui afin d’obtenir son pardon. Ce n’est qu’une fois qu’il se sera, à ses propres yeux, expié et lavé de toute faute, que pourra s’éveiller en lui la sainteté…

A la note 154: De même que l’individu doit croire en Dieu, il se doit de croire en lui-même. Car le Saint Béni soit-Il a besoin de lui. L’individu n’est pas un élément inutile, qui soudainement est apparu, et soudain n’est plus…

A la note 797 il écrit: Lorsqu’on connaît Dieu, bien qu’on ne connaisse rien d’autre, on connaît de tout. Alors que lorsqu’on connaît tout mais ne connaît pas Dieu, on ne connaît de rien.

Lorsque l’individu est conscient du lien existant entre l’homme et les valeurs célestes, même s’il ne sait ou ne comprend pas réellement cette relation, il connaît de tout… car il lui reste toujours une relation avec tout. A l’inverse, lorsque la connaissance de Dieu disparaît, tout n’est que vanité.

La Techouva est le retour à la normalité de la vie. Notre appartenance à Celui qui donne le vie: Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi… [n.d.t. Ani Ledodi Védodi Li, acronyme du mois d’Eloul] devrait nous procurer joie et espoir. Il est vraiment dommage qu’en conséquence de la Techouva, nombreux sont ceux qui perdent leur côté humain. Trop souvent on les retrouve surchargés, comme si le ciel et les astres leur étaient tombés sur la tête, et la tristesse les habite.

Le prophète Malachie (3, 14) sermonne Israël et leur dit, à ce sujet: Que gagnons-nous à observer Son culte et à cheminer tristement dans la crainte de l’Eternel-Cebaot?

Le prophète nous met en garde des méfaits de cette voie, qui ne correspond pas au « Dieu vivant ». En effet, ce mode de vie est en contradiction avec Sa volonté: Le Roi qui désire la vie… l’Eternel ne souhaite pas que le méchant meure, mais qu’il renonce à sa voie et qu’il vive! (Ezéchiel 33, 11).

Lorsque la Techouva est perçue que comme un acte religieux, et que l’individu répare immédiatement ses actions sans comprendre le fonctionnement général de l’Univers, alors cette introspection individuelle risque de faire peser sur lui l’accusation.

Il est indispensable d’aborder le processus de Techouva en renouvelant le lien sain entre l’homme et son Créateur. Ce n’est qu’ainsi que ce processus se fera dans la joie et l’harmonie.

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