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Science et Foi
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Science et Foi

Le débat entre la science et la foi est focalisé essentiellement sur deux sujets: l’âge du monde et l’origine de l’homme. L’hypothèse de départ, que nous allons aussi employer malgré sa superficialité, est que d’après la science le monde aurait quelques 15 milliards d’années et que l’homme descendrait du singe (ou d’un proche parent), alors que la Torah suggère que le monde n’aurait que 6000 ans et que l’homme aurait été créé à partir de la poussière de la terre.

En découlent quatre thèses possibles :

  1. La Torah détient la vérité, et par conséquent la science a tort. Cet avis est rencontré chez les adeptes d’une confortable fermeture.
  2. La science a raison, et donc la Torah a tort, avis fréquent chez les positivistes.
  3. La Torah dit vrai, et cela peut être scientifiquement prouvé à l’appui de preuves réfutant la théorie de l’évolution. Le monde aurait de plus été créé au départ vieux de milliards d’années avec ses fossiles, et la relativité du temps permettrait de raccourcir les ères astronomiques.
  4. La science est vraie, et la Torah l’approuve, en témoignent les textes kabbalistiques portant sur des millions d’années, présentant Dieu créant des mondes et les détruisant, et établissant que chaque jour de la création correspondrait à des temps très longs, ainsi que le récit midrashique décrivant le 1er Homme avec une queue.
  5. Le dénominateur commun fallacieux entre toutes ces théories est l’idée reçue que la Torah et la science traiteraient du même domaine et que toutes deux répondraient aux mêmes interrogations. Alors qu’en réalité, lorsque la science dévoile l’âge du monde, elle traite du « quoi », tandis que la Torah traite du « pourquoi ». Il en découle qu’il ne peut y avoir contradiction entre les deux, pas plus qu’il ne peut y avoir de concordance. Ce sont simplement deux domaines distincts par essence.

    C’est en substance la thèse du professeur Yeshayahou Leibowitz, tentante par sa simplicité :

  6. Il n’y a aucun rapport entre la Torah et la science, entre les sciences humaines et les sciences naturelles.
  7. A priori, c’est exactement ce que nous affirmions. Or cette thèse ignore un élément crucial : l’Unité intrinsèque du monde qu’a créé l’Eternel. Celui qui a donné la Torah étant aussi Celui qui a créé la science, il y a donc nécessairement un lien entre les deux. Nous nous voyons ainsi amenés à adopter la thèse, plus complexe, formulée par le Rav Kook :

  8. – Il n’y a pas de rapport entre la Torah et la science, du point de vue des observations. Mais,
  9. – Il y a néanmoins un lien profond entre la Torah et le développement de la science.

Le rythme des découvertes scientifiques est guidé par la providence par la nécessité  d’élargir la connaissance qu’a l’homme de Dieu. Par exemple la transition d’un monde plat qui stabilise les consciences, à un monde sphérique ou l’homme serait au centre des êtres, jusqu’à la perception qui l’emplit d’humilité d’un globe terrestre ne représentant guère plus qu’un grain de poussière au sein du cosmos. De même, le passage d’une perception de création soudaine à celle d’apparition graduelle de la vie, conforme au principe d’évolution des mondes selon la kabbale, et au dévoilement graduel de la Délivrance.

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