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‘Hanoukka – Philosophie et prophétie
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‘Hanoukka – Philosophie et prophétie

L’Etat qu’ont instauré les Hasmonéens fut certes détruit, ce qui est vraisemblablement la raison de l’abolition des festivités rapportées dans le “rouleau des jeûnes” (Meguilat Taanit),  célébrant des événements de la période Hasmonéenne. Mais la fête de ‘Hanoukka n’a, elle, pas été abolie. La raison profonde à cela, synthétisée brièvement par l’expression talmudique « pour la transmission du miracle » (TB Rosh Hashana 18b), est que le conflit culturel opposant le judaïsme à la Grèce antique qui débuta du temps des Hasmonéens court toujours.

Essayons de comprendre cela à l’aide de l’explication du rav Abraham Bibago, éminent sage juif du 15e siècle en Espagne, rapportée dans son ouvrage « Derekh Emouna ». Dans son ouvrage il soulève l’interrogation suivante: pourquoi l’exil d’Edom (n.d.t: qui suivit la destruction du 2e Temple et prit fin en 1948) est-il si long alors que les exils d’Egypte et de Babylone n’ont duré respectivement que 210 et 70 années? Sa réponse est que chaque exil met en lumière la différence entre l’intellect supérieur, à savoir la prophétie, et l’un de ses concurrents.

Le message de la fête de ‘Hanoukka

En Egypte – les sens. La culture égyptienne antique a développé à l’extrême les capacités sensorielles, ce qui s’exprima notamment par sa sorcellerie et la sagesse des mages égyptiens.

En Babylonie – l’imaginaire. Les babyloniens ont développé les capacités imaginaires, notamment par l’intermédiaire de la science des rêves, de l’astrologie et des incantations.

Un temps relativement réduit était nécessaire pour démontrer la supériorité de la prophétie sur ces forces. L’exil d’Edom était lui nécessaire pour démontrer l’écart entre l’intellect supérieur, particulier à Israël, et ce que rabbi Abraham Bibago nomme la «raison sensible ». Il est clair qu’il fait allusion à la philosophie qui se prétend équivalente à la sagesse prophétique, alors qu’elle n’est en réalité qu’un autre sens, étant fondée sur des données sensorielles. Or du fait que la différence est très fine, l’exil d’Edom doit se poursuivre jusqu’à ce que la différence soit saisie.

Echec de la philosophie

L’histoire a démontré la véracité de cette théorie du rav Abraham Bibago. L’échec de la philosophie a abouti avec l’enseignement d’Emmanuel Kant qui tenta de découvrir les fondements de la raison pure et parvint à la conclusion qu’ils ne pouvaient être saisis, étant donné que toute raison avait pour origine l’expérience des sens. La philosophie ne s’en remit jamais. Il est intéressant de noter que c’est peu avant le décès de Kant qu’apparut pour la première fois sur la scène internationale l’idée de créer à nouveau un état juif, lorsque Napoléon conquit la terre d’Israël. Lorsque le conflit avec la philosophie prit fin, l’exil devint superflu, le miracle de la fiole d’huile ayant atteint son objectif. Il est grand temps, alors, pour les juifs, de rentrer à Sion et redonner à la fête de ‘Hanoukka sa signification nationale.

Retour de la prophétie

Les dernières générations, nous assistons à des tentatives de restauration de la « philosophie religieuse », partant du principe qu’il n’y a pas de différence essentielle entre les messages bibliques et les valeurs humanistes. En réalité, la parole divine – la prophétie – ne peut se réduire à l’entendement humain. La parole divine est le dévoilement de la Volonté Suprême et ne saurait s’insérer dans les lois de la nature. La mission de notre génération est de redonner vie à la tradition prophétique, à partir de laquelle rayonnera l’Enseignement de Sion pour éclairer l’obscurité morale et intellectuelle du monde.

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