Dernières nouvelles
Le défi de Soucot
Photo by Wikimedia Commons - Le défi de Soucot

Le défi de Soucot

Traduit du rav Yoni Lavi par Ithaï Meir

Si jusqu’à présent vous pensiez que le sommet spirituel était la prière de clôture (Néila) de Yom Kippour, vous allez être surpris. Il y a quelque chose d’encore bien plus élevé : Soucot !

Vous le conviendrez certainement, c’est à première vue assez surprenant. Des planches de bois, des clous, des draps, du feuillage… qu’est-ce qu’il y a de si spirituel à cela ??

C’est pourtant bel et bien le dernier et le plus élevé des maillons de la série de fêtes qui ouvre le calendrier juif. Yom Kippour, avec toute sa grandeur, n’est qu’une transition. C’est un élément indispensable du processus de réparation que nous avons entamé il y a un mois et demi, mais nous ne pouvons pas nous arrêter en cours de route. Notre objectif est de revenir à la vie, revenir à la nature et, avec les forces gigantesques accumulées, nous lier de nouveau à la vie et l’élever.

D’une certaine manière, après Kippour il est indispensable que vienne Soucot, mais Soucot aussi ne peut venir qu’après Kippour. Pourquoi ? Parce que les jours redoutables (Roch Hachana et Yom Kippour) ne correspondent pas au mode de vie naturel et sain de l’homme. Ce sont des jours de restriction des forces, de renfermement et d’introspection. Ils remplissent un rôle important, permettant de ramener l’équilibre rompu par les fautes, mais ne sont pas l’objectif.

Ces jours nous permettent de revenir à notre source, à nos racines, mais il nous est interdit d’oublier que notre objectif est d’employer ces forces dans le monde, avec toute l’intensité que nous procure la vie. C’est ça la signification de Soucot. Un jour par année, à Kippour, nous arrêtons le temps et sortons du monde. Le véritable défi est de prendre ce jour et lui donner vie 364 jours.

Joyeuse fête de Soucot aux juifs et noachides du monde entier

  Was this post useful or helpful to you? Please consider supporting our projects.

A propos de Rav Oury Cherki

avatar
Rav Oury Cherki est né en Algérie en 1959. Il a grandi en France et fit son Alyah en 1972. Etudes a la yechiva du Merkaz Harav. Rabbin. Service a Tzahal dans l'artillerie. Il a étudié auprès du Rav Tzvi Yehouda Kook, du Rav Leon Yehouda Ashkenazi (Manitou), et du Rav Shlomo Benyamin Achlag. Rav Oury Cherki dirige le département israélien du Machon Meïr, et le Centre Noahide Mondial - Brit Olam. Il enseigne dans de nombreux endroits à travers le pays. Il dirige la communauté "Beth Yehouda" à Kiryat Moshé (Jérusalem). Auteur de nombreux ouvrages de pensée juive.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :